Des colocations solidaires et conviviales
pour des seniors ouverts et dynamiques
qui veulent réinventer leur vie
à l’aube de la retraite,
avant la vraie vieillesse,
et pour que celle-ci soit, à son tour, plus douce et chaleureuse
Ils sont issus du babyboum et contrairement à leurs parents ils ont connu les vacances en groupes de potes, les sports, la liberté, la musique, les sorties en boîtes, les voyages, la société de consommation, l’ascension sociale, les accompagnements des enfants à de multiples activités, mais aussi les ruptures de couples, les enfants partagés et gâtés, les essais de familles recomposées, les cancers et leurs dépistages, les solutions à trouver pour leurs parents vieillissants, les angoisses pour l’avenir professionnel de leurs enfants.
Ils se sentent encore jeunes, en attente de l’avenir, et n’en reviennent pas de leur âge !
S’ils sont seuls, que faire de leur vie ? Attendre « sagement » la vieillesse ? Impossible !
D’abord parce que la sagesse n’est pas une valeur de leur génération ; Ils ont plutôt remis en cause les choses instituées. N’oublions pas que 1968 a existé et qu’ils se sont construits avec.
Et pourtant, que faire d’autre ?
Un nouveau couple ? Pourquoi pas, mais cela ne se programme pas.
La perspective de rester seul est déprimante pour beaucoup, même si l’activité est là, les relations aussi.
N’être attendu à la maison par personne c’est dur, disent ils.
Pourquoi ne pas prendre modèle sur les vacances entre copains, les colocations des jeunes, et organiser sa vie de façon à ce que les années passant, le souci de l’autre, l’entraide, soient naturels et réciproques.
Car l’angoisse est là.
Etre seul en pleine forme c’est vivable, mais être malade, même ponctuellement, et avoir besoin d’aide ? Alors la solitude devient un handicap insurmontable.
On peut noter que personne n’envisage de solliciter les enfants, car cette génération a beaucoup donné à ses enfants mais sans aucun objectif de retour, ce qui est bien différent de la génération de leurs propres parents.
Par ailleurs, ceux qui ont vécu l’accompagnement de leurs parents en fin de vie avec la découverte de l’enfer des maisons de retraite (si honnêtement expliqué dans une des dernières émissions Ripostes ») sont prêts à tout pour éviter le même schéma pour eux !
Pour eux l’enjeu est là :
Soyons donc les inventeurs et créateurs de cette phase nouvelle de notre vie et soyons les acteurs des décisions et des choix. Et ceci pour nous seuls, enfin.
Créons pour nous des « COCON3S » (CoconSolidairesSeniorSolos)
Ainsi cohabitons à plusieurs dans de grandes habitations ……. = avoir + pour – cher !
Cooptons - nous, en ayant pris le temps de nous connaître, de confronter les valeurs, les idées, les goûts, les habitudes, les incontournables, les impossibles …….. pour avoir du plaisir dans l’échange, la confrontation d’idées, dans la mise au point de projets à plusieurs, dans le quotidien.
En effet, vivre avec des « amis » peut être plus léger qu’avec la famille ou les conjoints, les enjeux et les affects étant moins forts. Les choses peuvent être dites calmement sans réveiller des couleuvres. Les conflits peuvent être plus facilement parlés, démêlés.
L’organisation concrète de la vie quotidienne avec la répartition des espaces, des tâches, des coûts, en tenant compte des réalités de chacun, est une expérience intéressante à vivre et qui sera nouvelle pour certains.
La vigilance à parler les tensions, les insatisfactions, les colères …. sera aussi une occasion d’apprendre encore de la vie, de bonifier.
La vigilance au maintien de l’ouverture vers l’extérieur, à son dosage pour maintenir la cohésion et éviter l’éclatement, sera aussi une preuve de l’attention du groupe à la qualité de sa vie.
Cette phase de la vie de chacun, à priori si différente de la vie de couple ou de famille, méritera qu’on écrive sur elle, qu’on analyse les pour et les contre, et qu’on laisse à nos enfants des modèles de vie différents.
Christiane BAUMELLE
Présidente fondatrice de l’association La TRAME et qui a créé les Coccon3s www.cocon3s.fr
Partager des habitations par économie mais aussi pour s’ouvrir à des contacts nouveaux, deux besoins qui deviennent aussi importants l’un que l’autre et pour des populations à priori aux antipodes.
En effet, le concept et le dispositif, mis en place par l’association La TRAME,
Des colocations solidaires et conviviales
pour des seniors ouverts et dynamiques
qui veulent réinventer leur vie
à l’aube de la retraite,
avant la vraie vieillesse,
et pour que celle-ci soit, à son tour, plus douce et chaleureuse
Le 31 mars 2007, la Bellevilloise (19 rue Boyer, Paris 20), accueille l’Assemblée Nationale de la Jeunesse. 577 jeunes de toute la France viennent y présenter et discuter un texte de loi-cadre pour la jeunesse, élaboré tout au long de l’année dans le cadre des Assises pour la Jeunesse initiées par la Fédération Léo Lagrange. Les politiques sont invités à venir les écouter et à débattre avec eux.
Le phénomène social et économique du développement des colocations pour les jeunes puis pour les quadras, auquel vous vous êtes déjà intéressé, le film « l’auberge espagnole » avec sa composante solidarité dans la « fratrie », m’ont donné l’idée de faciliter ce choix de vie pour les seniors de la génération du babyboum qui vivent en solo, ils sont nombreux, et qui appréhendent le temps du vieillissement s’ils restent en situation de solitude avec sa kyrielle de problèmes.